29 octobre 2025Appel du Collecitf 69 Pamestine, dont le NPA l’Anticapitlaiste fait partie :
La situation politique et humanitaire à Gaza reste apocalyptique ; en violation des accords de cessez-le-feu, le gouvernement israélien bloque l’accès à l’aide humanitaire.Des bombardements israéliens sur différentes zones de la bande de Gaza ont causé la mort de 93 Palestiniens depuis le 10 octobre.
» La situation dépasse les mots et il n’est pas possible de la décrire. « , dit le Directeur général de l’OMS
Un cessez-le-feu fragile n’est pas un accord politique.
L’annonce en grande pompe du cessez-le-feu, première phase du « plan de paix » de Trump, a été accueillie avec un grand soulagement, mais aussi avec scepticisme : Netanyahou ne cache pas qu’il veut reprendre la guerre avec l’écrasement du Hamas et la soumission des Palestiniens en perspective.De même, Itamar Ben Gvir a appelé Israël à reprendre « de plein fouet » ses opérations militaires !
La France doit agir conformément à l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ).
La France doit faire pression sur Israël pour l’obliger à coopérer avec les Nations unies en garantissant l’acheminement sans entrave d’aide humanitaire essentielle aux Palestiniens. (avis consultatif émis par la CIJ le 22 octobre. )
Près de Hébron en Cisjordanie
Une Cisjordanie à feu et à sang : 3 000 attaques de colons !
Ces agressions, documentées par l’O.N.U., sont soutenues par l’armée israélienne et ont causé 1053 morts depuis octobre 2023, au moins 40 enfants ont été victimes de cette terreur coloniale.
Les colons israéliens de Cisjordanie ont les coudées franches pour terroriser les villageois avec le soutien de l’armée, « Lynchages, incendies criminels, massacres d’animaux, oliviers déracinés : une vague de violence israélienne sans précédent déferle sur la Cisjordanie. Et le Parlement israélien vote en première lecture deux projets de loi visant à annexer la Cisjordanie !!
C’est dans cette optique que le gouvernement suprématiste israélien veut expulser les Palestiniens de leur terre, et que Smotrich promet des incitations fiscales « spectaculaires » pour les Juifs occidentaux émigrant en Israël (Alyah).
Une paix juste ? Sans justice, pas de paix durable !
La volonté génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien est intacte de même que ses ambitions colonialistes de « grand Israël. »Les intérêts économiques de profiter des ressources (notamment hydrocarbures) de Gaza sont également présents.
Le droit international, comme notre humanité se jouent à Gaza …
En tant que citoyen, agissez, développez la force des actions communes.
Levée du blocus de Gaza !
Sanctions contre Israël !"
« Deux ans depuis le 7 octobre, résister est un droit, notre lutte continue pour en finir avec la complicité européenne
Alors que nous commémorons les deux ans du 7 octobre 2023, nous, Palestinien·nes d’Europe, prenons la parole avec clarté et détermination. Ce jour-là n’est pas venu de rien. Il est le produit de 75 ans de dépossession, 18 ans de siège brutal et d’innombrables agressions contre notre peuple.
Le peuple palestinien subit l’une des campagnes d’extermination les plus violentes et systématiques de l’histoire moderne
Depuis près de deux ans, le peuple palestinien subit l’une des campagnes d’extermination les plus violentes et systématiques de l’histoire moderne. À Gaza, plus de 60 000 personnes ont été tuées et plus de 140 000 ont été blessées, mais nous savons que les chiffres réels sont probablement quatre fois plus élevés, des chiffres masqués sous les décombres et le blocus. Gaza a été rasée, des familles et des générations ont été exterminées. Israël a mis en œuvre une famine délibérément organisée, utilisant l’aide humanitaire comme une arme contre plus de deux millions de civil·es. Des enfants sont affamé·es, des hôpitaux sont bombardés et des journalistes, des médecins et des civil·es sont pris pour cible en toute impunité. Toutes les infrastructures nécessaires à la vie ont été détruites. Ce n’est pas une « guerre ». C’est une campagne génocidaire dont l’objectif clair est le nettoyage ethnique et l’extermination.
Mais Gaza n’est pas la seule cible. De la bande de Gaza à la Cisjordanie, des territoires occupés en 1948 aux camps de réfugié·es du Liban et de la Syrie, et à travers toute la diaspora palestinienne, le sionisme mène partout sa guerre contre les Palestinien·nes. En Cisjordanie, le nettoyage ethnique se poursuit par la démolition, les raids militaires et la terreur imposée par les colons. Par-delà les frontières, notre identité, notre mémoire et la résistance sont attaquées.
Nous sommes ici en exil, pas par choix, des témoins au sein d’États particulièrement complices du maintien de notre oppression
Ce projet génocidaire est rendu possible par des milliards de dollars d’aide militaire, par le soutien politique et les livraisons d’armes provenant des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Union européenne et d’autres pays. En Europe, les gouvernements présentent la « reconnaissance » symbolique en même temps qu’ils continuent à livrer des armes et à permettre le commerce. Nous rejetons cette hypocrisie. La reconnaissance sans mesures concrètes — sanctions, embargo — n’est pas une reconnaissance ; c’est un habillage pour le génocide. En tant que Palestinien·nes de la diaspora, notamment d’Europe, notre rôle n’est pas seulement de protester, mais d’organiser notre lutte : dénoncer la reconnaissance sans droits, exercer une pression sur les institutions qui financent et arment Israël, apporter nos revendications — droit au retour, restitution de nos terres et de nos biens, libération — au centre du pouvoir de l’Europe.
Nous ne demandons pas la permission de vivre, nous luttons pour notre libération
Nous sommes ici en exil, pas par choix, des témoins au sein d’États particulièrement complices du maintien de notre oppression.
Notre lutte politique prend de l’ampleur — elle est plus forte, plus unie et de mieux en mieux organisée.
Nous réaffirmons notre droit à la résistance, qui est une nécessité en temps de domination coloniale. Les tentatives visant à criminaliser notre lutte ou à détourner notre résistance échoueront. Nous ne demandons pas la permission de vivre, nous luttons pour notre libération.
En Europe, nous exigeons :
∙ La fin immédiate et inconditionnelle du génocide
∙ Un embargo total sur les armes à destination d’Israël
∙ Une aide humanitaire complète et sans restriction à Gaza
∙ La levée du blocus
∙ La libération de tous les prisonnier·es palestinien·nes
∙ Des poursuites contre tous ceux qui se sont rendus complices de crimes de guerre et de génocide
∙ Des sanctions contre les responsables israéliens, leurs banques, les institutions, les entreprises qui participent au génocide.
∙ La suspension de l’accord d’association UE-Israël en vertu de l’article 2
∙ La réparation et la reconstruction de Gaza
∙ La reconnaissance et mise en œuvre du droit au retour des Palestinien·nes (résolution 194 de l’ONU)
Toute reconnaissance qui ne démantèle pas l’annexion, l’apartheid et le siège n’est pas de la solidarité mais de la complicité
Nous rejetons la « vague de reconnaissance » européenne d’un hypothétique mini-État sculpté à partir de fragments de la Cisjordanie et de Gaza. Cela n’arrête aucunement le génocide ni ne rétablit nos droits. Cela affaiblit notre peuple, fait disparaître les Palestinien·nes de 1948 et les réfugié·es et cela renforce ce que les tribunaux internationaux et le Conseil de sécurité de l’ONU ont jugé illégal. Les Palestinien·nes forment un peuple avec des droits — au retour, à l’égalité, à la liberté de mouvement et à l’autodétermination.
Toute reconnaissance qui ne démantèle pas l’annexion, l’apartheid et le siège n’est pas de la solidarité mais de la complicité.
Le mouvement de solidarité mondial ne peut être arrêté
Partout dans le monde, des millions de personnes — de Londres à Tanger, de Johannesburg à Paris — ont dit non au génocide et oui à la justice.
Elles font face à la censure, à la répression et à la criminalisation. Les politiques européennes, à travers la reconnaissance d’un État palestinien hypothétique et soumis à diverses conditions, tentent d’éteindre nos revendications. Mais le mouvement de solidarité mondial ne peut être arrêté.
Complicité ou résistance : en tant que Palestinien·nes, nous avons fait notre choix et nous appelons toutes les personnes dotées d’une conscience à faire de même
Gaza est la boussole morale de notre époque. Elle a révélé les fractures qui existent au sein de l’empire et contraint le monde à faire un choix : la complicité ou la résistance. En tant que Palestinien·nes, nous avons fait notre choix. Et nous appelons toutes les personnes dotées d’une conscience à faire de même.
Jusqu’au retour, jusqu’à la libération, jusqu’à ce que chaque centimètre carré de notre terre soit libre."
Beitna (Belgique)
Comunitat Palestina de Catalunya (Catalogne)
Giovani Palestinesi d’Italia (Italie)
Internationalt Forum (Danemark)
Palestinian Youth Movement (Grande-Bretagne)
Urgence Palestine (France)